Ecrire des vers à vingt ans, c'est avoir vingt ans.
En écrire à quarante, c'est être poète.
Francis Carco 

Les éCOLIERS
de Maurice fombeure

Sur la route couleur de sable
En capuchon noir et pointu,
Le « moyen », le « bon », le « passable »
Vont, à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.

Ils ont dans leur plumier des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches, du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d’autres petits hommes.

Ils ont la ruse et la paresse
— Mais l’innocence et la fraîcheur
Près d’eux les filles ont des tresses
Et des veux bleus couleur de fleur
Et de vraies fleurs pour la maîtresse.

Puis, les voilà tous à s’asseoir
Dans l’école crépie de lune,
On les enferme jusqu’au soir
Jusqu’à ce qu’il leur pousse plume
Pour s’envoler. Après, bonsoir !

Ça vous fait des gars de charrue
Qui fument, boivent le gros vin,
Puis des ménagères bourrues
Dosant le beurre et le levain.
Billevesées, coquecigrues,
Ils vous auront connues en vain

Dans leurs enfances disparues !

Maurice Fombeure (1906-1981)
Issu d'une famille d'agriculteurs du Poitou, Maurice Fombeure a été professeur de lettres et a publié son premier recueil en 1930. Très attaché à sa région natale, il a été très actif dans les milieux littéraires de la capitale, et obtient le grand prix de poésie de la ville de Paris en 1958.
Sa vie, son oeuvre sur Wikipédia

Autour de l'école

Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison.
Victor Hugo



Si j'étais directeur d'école, je me débarrasserais du professeur d'histoire et je le remplacerais par un professeur de chocolat ; mes élèves étudierait au moins un sujet qui les concerne tous. 
Roald Dahl (artiste, écrivain, 1916-1990)



A l'école, en algèbre, j'étais du genre Einstein. Mais plutôt Franck qu'Albert.
Philippe Geluck