UN Poète, une vie


Poète, conteur et auteur dramatique franco-uruguyen, né à Montevideo, Jules Supervielle perd ses parents à l'âge de huit mois. Élevé par son oncle banquier et sa tante, il fait ses études à Paris et, sans perdre contact avec l'Uruguay, fréquente les milieux littéraires de l'avant-garde parisienne à partir des premières années du xxe siècle. 


D'origine basque, il partage sa vie entre la France et l'Amérique du Sud. Il poursuit ses études jusqu'à la licence de lettres. En 1907, il épouse Pilar Saavedra qui lui donnera six enfants et s'installe à Paris. Il publie son premier recueil « Débarcadères » en 1923 et se lie d'amitié avec Henri Michaux, Jean Paulhan et Rainer Maria Rilke. Débarcadères Son deuxième recueil Même après la péremption de sa peine, il poursuivra ses errances.

Pendant la Seconde guerre mondiale, Jules Supervielle connaît des années difficiles : la tension internationale, des difficultés financières et des ennuis de santé (problèmes pulmonaires et cardiaques) le poussent à s'exiler en Uruguay pendant sept années. La banque Supervielle fait faillite en 1940 et il est ruiné. Mais son activité littéraire est toujours aussi intense et ses pièces de théâtre seront par la suite montées par de grands metteurs en scène, dont Louis Jouvet.

Après son exil, Supervielle rentre en France en 1946. Il est nommé attaché culturel honoraire auprès de la légation d'Uruguay à Paris. Il publie ses premiers contes mythologiques et également un récit autobiographique en 1951. Son dernier recueil poétique paraît en 1959 et il est reconnu prince des poètes par ses pairs en 1960.

Contemporain des Surréalistes, Jules Supervielle ne sera jamais influencé par leur mouvement. Désireux de proposer une poésie plus humaine et de renouer avec le monde, il rejetait l'écriture automatique et a toujours privilégié un vocabulaire simple et clair. Ses admirateurs ou successeurs spirituels se nomment René Guy Cadou, Alain Bosquet, Lionel Ray, Claude Roy, Philippe Jaccottet, Jacques Réda...


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