Nouvelle auteure sur cette page : Flora-Aurima DEVATINE

Face à la mer


Station balnéaire
Sylvie CROCHARD

y

À la belle saison, la mer berce ses nageurs.
Les côtes langoureusement elle caresse.
Elle va et vient sans cesse,
Elle roucoule, elle rit.
La mer, et le bonheur s’ensuit.


À qui possède un voilier
De bons moments va passer
Sur mer au large,
Suivant les balisages,
La carte marine et la météo.


Les surfeurs initiés
Les vagues vont escalader
Du haut de leur surf léger
Ils vont bien s’amuser
Et pouvoir bronzer.


La mer nous raconte une histoire sans paroles.
Les poissons forment autour des coraux une corolle.
Des ultra-sons certains animaux marins
Emettent, inaudibles à l’oreille d’un humain.
La mer est sans pair et sans repères.


© Sylvie CROCHARD


Sylvie Crochard (1978-aujourd'hui)
Ouvrière en milieu protégé, Sylvie Crochard a publié plusieurs recueils. Passionnée de piano, elle s’inspire également de la musique dans ses poèmes.
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Luna
Myriam CLOWEZ

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Songe d’une nuit d’été
Où chaque fois je maudis
Cet étranger que j’ai été
Et qui n’a jamais compris.
Cette inconnue sur mon chemin
Que j’ai croisée un matin
Qui a bien voulu que je dépose
Un doux baiser sur sa main.
Et c’est maintenant face à la mer
Que je me demande encore
Comment j’ai pu un soir d’hiver
Laisser s’échapper ton corps.
J’ai dans la bouche un goût amer
Seuls mes regrets peuvent comprendre
Que j’ai joué à l’homme fier
Que je n’ai pas su t’attendre.
Et tout mon être se rebelle
Et si mon âme est meurtrie
J’aimerais te revoir ma belle
Pour raconter ce récit.


© Myriam CLOWEZ


Myriam Clowez (1961-aujourd'hui)
Retraitée du secteur sanitaire et social, Myriam Clowez a toujours aimé la poésie et c'est surtout à l'adolescence qu'elle a écrit de nombreux poèmes. Aujourd'hui, elle profite de son temps libre pour participer aux concours de poésies.
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Le phare
Marie-José PASCAL

y

D'où vient-il le chant des marins ?
Des profondeurs de l'océan ou de l'amer ?
De voyages lointains, parcourus de frissons
Quand la tempête mène la danse sans arrêt.
D'où lui vient cette force inflexible
Qui se change en courage quand nul ne sait
Encore quel souffle aura le vent
Si le vent tourne, si la mer se déchaîne,
Il ne suffit pas de croire en son étoile
Et de porter les lauriers du vainqueur.
Certaines tempêtes ne s'affrontent pas seuls,
Un jour ou l'autre survient un grand naufrage
Et un fracas à nous briser le cœur.
Demain s'écrira à plusieurs et le chant des marins
Gonflera dans les voiles, demain quand tous les doutes
Seront enfin levés, brillera comme un phare
Pour les barques égarées.


© Marie-José PASCAL


Marie-José Pascal (1952-aujourd'hui)
Marie-José Pascal écrit depuis l'enfance. Membre de l'association Le Capital des Mots, sociétaire de L'Académie internationale L'école de La Loire, elle a été publiée dans de nombreuses revues et anthologies : Humanisme Harmonie, Florilège, l'Etrave, Traversées, revue numérique des citoyens des lettres, anthologie Flammes vives, de l'Humain pour les Migrants. Elle a reçu le Prix Charles Péguy 2020. En 2021 : le prix Hubert Fillay 2021 pour le recueil « A deux voix » co-écrit avec Alain Morinais, le prix Jules Supervielle 2021 pour le recueil « Lanterne de papier », le prix Qualité des Arts. En 2023, le Prix Paul Verlaine et 2024, le Prix Jacques Prévert.
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Des mots pour la mer
Jacques BASHIERI

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Elle est berceau de vie et parfois un tombeau
Beauté de l'horizon et terreur de l'abîme
Le chant des vagues et le silence de l'eau
Secrète en profondeur, la mer est une énigme


Mer qui toujours m'attire et souvent me déroute
Qui rythme mes saisons et qui règle mes pas
Me donne de l'espoir quand je suis dans le doute
Du sel pour rehausser le goût de mes repas


Elle est reflet du ciel et miroir du nuage
L'infini du possible, improbable incertain
Promesse d'aventure et risque de naufrage
La mer a l'énergie qui force le destin


Elle cache en son sein des trésors et des peurs
Se fait douceur de brise ou fureur de tempête
Par son scintillement aux changeantes couleurs
La mer brille des mots qu'elle inspire au poète.


© Jacques BASHIERI 


Jacques Bashieri
Dès l’enfance, Jacques Bashieri rêvait d’un grand bateau blanc glissant vers l’horizon. Ce rêve, il l’a réalisé en embarquant sur les derniers paquebots de ligne qui longeaient la côte occidentale de l’Afrique. Plus tard, il a parcouru le monde en accompagnant des voyageurs pour une grande agence internationale. Ecrivain et poète, il est l'auteur d’un roman, Chronique de la saudade, et de plusieurs recueils de poésie, il célèbre la vie avec une plume qui apaise, éclaire et redonne espoir à ceux qui se laissent porter par la douceur de ses vers.
Autre texte :
Mes « Brésil »
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Ode à la mer
Nathalie LAURO

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L'air est froid
l'air est vif
les vagues sont rebelles
la couleur douce et bleue me permet de rêver


Les montagnes au loin
les sommets enneigés
les lumières du soir
et la côte éloignée


Je ressens sous mes pieds
le bateau qui fend l’eau
les cheveux emmêlés
je me sens respirer


Vivre à fond un bonheur que  la mer seule apporte
j'aim' les soirs de janvier
sur les flots agités


© Nathalie LAURO
Illustration © Nathalie LAURO


Nathalie Lauro
Ecrivaine, poétesse et artiste numérique, Nathalie Lauro travaille à partir de ses photos shootings. Elle aime photographier les villes comme Berlin, Londres, Paris, Hambourg et Amsterdam mais sa spécialisation reste le sud, la Méditerranée, le soleil, les couleurs, les lumières et la Dolce Vita. Elle est par ailleurs présidente de l'association Luna Rossa.
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Traîne
SEDNA

y

Jusqu’à l’écorce de mon corps rougi
Tes strophes se souviennent de mon rêve.
Entre deux aubes, naît déjà le cri
Je m’éveille sur le sang de ta grève.


Alors, tes bras d’encre lissent le roc
De mon cœur et dans les herbes sauvages,
Le poème sent l’univers d’un bloc
Pour façonner les mots dans les nuages.


Mes doigts engourdis dans le matin nu
Embrassent ton souffle vers le grand large.
Nul doute que sur la plage, il a plu.
Sur l’horizon bleu, dérive ta barge.


Aux proues de ce moment intact et pur,
Le temps offre son épaule saline.
Cette lueur fauve sur le sol dur
Érafle le flux de l’heure marine.


Sous mon corsage de lune, le vent
Lacère ma peau d’écume et frappe
Jusqu’à la syllabe, le firmament
Un frisson en laisse de mer s’échappe.


Là où s’étire encore la fleur d’eau,
L’été abreuve ses terres lointaines.
Vogue sur les heures notre bateau,
La houle folle nous prend dans sa traîne.


© SEDNA


Sedna
Résidant en Charente-Maritime, Sedna a toujours eu la passion des mots. Elle aime les rimes et travaille principalement avec le Traité de Sorgel en poésie classique. Elle aime la mer, le ciel qui sont ses sources d'inspiration permanente. La sauvegarde de notre planète est l'une de ses préoccupations.
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Partir
Pierre PAYSAC

y

Demain dès l’aube, et sans vouloir me retourner,
Je partirai très loin sur des mers incertaines.
Sans but et sans regrets, au gré des alizés,
Me laisserai porter où mon destin me mène.
Guidé par les étoiles, quand mon cœur vagabonde,
Accostant sans émoi sur des terres inconnues,
Je parviendrai peut-être jusqu’au bout de ce monde
Où ne rencontrerai que des âmes perdues.
Et quand je reviendrai des rêves plein la tête,
Tel Ulysse en Ithaque, après son odyssée,
Je me dirai, de fuir, il faut que je m’arrête,
Et continuer ma vie là où je suis né.


© Pierre PAYSAC 


Pierre Paysac (1948-aujourd'hui)
Fréquentant un atelier d'écriture depuis plus de dix ans, Pierre Paysac a publié son premier recueil, Errance, en 2021, aux éditions Persée. Son deuxième recueil est en cours d'édition. Il a par ailleurs participé au concours Poetika 2023 et Le chant d'un marin a été remarqué par les membres du jury.
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La mer
Jean-Marc LAINELLE

y

Une bruine se pose doucement sur la plage,
Dans un mariage avec les embruns sur les rochers.
Les rouleaux de mer se tournent comme les pages,
D'un livre de la nature dans sa longue destinée.


Les jolies mouettes se bercent au vent des voiliers
Douce musique qui embrassent les hauts palmiers.
L'horizon infini s'accroche à la grisaille du ciel
Tourmenté par les nuages qui jouent avec le soleil.


L'écume blanche efface nos empreintes de vie
Dans un mélange de sable aux pépites d'or.
Roulent les galets dans le bruit de l'infini
La mer les emporte, changeant l'envers du décor.


Dansent les pointus dans le ballet des vagues
Liés aux anneaux, cordons ombilicaux à leur quai.
Parfums d'iode mélangé à la couleur des algues,
Les fruits de la grande bleue chantent à la criée.


Aux îles lointaines qui bercent les rêves d'évasion
Dans le refrain de l'âme des grands paquebots.
Les espoirs du rivage fredonnent la bénédiction
De partir un jour, naviguer sur ces beaux bateaux.


La mer, Princesse de la terre est une dame de cœur,
Que les poètes vénèrent dans la parodie de leurs écrits.
Au bord des simples vers, leur encre est une fleur
Offerte humblement à cette magnifique source de vie.


© Jean-Marc LAINELLE


Jean-Marc Lainelle (1951-aujourd'hui)
Né en 1951 à Haveluy, une petite commune du Nord de la France. Jean-Marc Lainelle se découvre une passion pour la poésie grâce à son travail au cœur de la forêt de Saint-Amand-les-Eaux.
Quelques petites notes en 1995 sur un calepin de bûcheron vont très vite prendre de l'ampleur et le faire devenir poète par la force des choses. Cette richesse poétique, qu’il partage autour de lui sans modération, lui vaut la reconnaissance dans de nombreux concours nationaux et internationaux de poésie. Il a publié son premier recueil en 2024 : Poésie ma fidèle amie.

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En flânant sur une plage...
Didier COLPIN

y
Tout l'univers sonore est empli du ressac
Dans son flux son reflux chante une mélodie
L'âme alors apaisée y dresse son bivouac
Des sentiments divers surgissent tout en vrac
Bien loin de l’ordinaire et de sa comédie
La fraîcheur se savoure et même se mendie...

Il se trouve émaillé par le cri d'un oiseau
Qui dans son élégance au-dessus de nous glisse
Avec sérénité naturel et brio
Dans ce jardin secret ce fragile patio
S'abrite le bonheur -désirable calice-
Le temps qui se suspend devient notre complice...

Un soudain courant d'air nous apporte un parfum
Celui de goémons se baignant dans l'écume
Toujours renouvelé le spectacle est sans fin
Simple il nous satisfait -contentement non feint-
Il chasse la grisaille il chasse l'amertume
Il chasse le train-train son hypnotique brume...

Dans un très beau fondu tout amoureusement
Là-bas le ciel et l'eau se troublent et se marient
Dans un bal de couleurs majestueusement
L'horizon vient s'offrir tout langoureusement
Loin de l'humanité loin de sa barbarie
Toute cette Beauté devient une armoirie...

 

© Didier COLPIN


Didier Colpin (1954-aujourd'hui)
Didier Colpin est né en 1954 à Laval, petite ville de l’Ouest de la France. Il a découvert l’écriture et la poésie « sur le tard », en 2010. Depuis elle est devenue sa compagne de tous les jours… La poésie est pour lui le contraire de Twitter et de sa rapidité. Elle est un arrêt sur image… Sur un émoi sur un trouble sur la Beauté sur la laideur. Le tout vu, ressenti à travers le prisme qu’est son regard où deux plus deux ne font pas toujours quatre…
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À récifs frangeants
Flora-Aurima DEVATINE

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Sur le récif et son platier se précipite la mer
À déferle-vague et soufflez-crevasses
À crissez-galets et gonfle-chenal !


Sur la vague dans son déferlement s’enroule la mer
À plonge-dauphin et jaillissez-écumes
À roulez-algues et sautille-héron !


Sur le rivage et dans son épanchement s’étale la mer
À creusez-crabes et cours-pagure
À sourdez-sources et battez-tambours !


© Flora-Aurima DEVATINE


Flora-Aurima Devatine (1942-aujourd'hui)
Née en 1942 à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, cette Polynésienne est écrivaine, professeure, chercheuse et académicienne. Elle est l’auteure de poèmes traditionnels en tahitien et de poèmes libres en français parus dans des revues et anthologies. Elle a reçu le Prix Hérédia de la poésie française en 2017.
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Une nuit sur la plage
Henri-Frédéric AMIEL

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Sur le sombre Océan tombait la nuit tranquille ;
Les étoiles perlaient au ciel silencieux ;
Le flot montait sans bruit sur le sable de l'île...
Ô nuit, quel souffle alors vint me mouiller les yeux ?

Le froid saisit mon cœur, quand, muet, immobile,
Étendu sur la grève, et le front vers les cieux,
Je sentis, comme on sent que sur la vague il file,
La Terre fuir, sous moi, navire audacieux !

Du pont de ce vaisseau qui m'emportait, sublime,
Je contemplai, nageant sur l'éternel abîme,
Les flottes des soleils au voyage béni ;

Et, d'extase éperdu, sous les voûtes profondes,
J'entendis, ô Seigneur, dans l'éther infini,
La musique du temps et l'hosanna des mondes.


© Henri-Frédéric AMIEL
Extrait du recueil Grain de mil, 1854


Henri-Frédéric Amiel (1952-aujourd'hui)
Henri-Frédéric Amiel est un écrivain et philosophe suisse romand, célèbre pour son gigantesque journal intime (17 000 pages, de 1839 à 1881). Professeur d’esthétique et de littérature française à l'université de Genève grâce à son étude Du Mouvement littéraire dans la Suisse romande et de son avenir. De 1854 jusqu'à sa mort, il conserva sa chaire de philosophie. Il a publié plusieurs volumes de poèmes, d’études historiques ou philologiques et des essais philosophiques influencés par la philosophie idéaliste allemande.
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Les blandices de la mer
Jacky COURALET

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La plage est presque vide en ce matin d’été,
Immobile et debout face à l’immensité,
Je hume l’air marin au parfum de vacances,
Que grand est le plaisir, qui au repos se fiance !

On oublie le passé, on oublie l’avenir,
Il viendra assez tôt le temps des souvenirs,
Le bleu est dans les yeux, mais il n’est plus à l’âme,
De la joie estivale on sent naître la flamme.

Lorsque le soleil monte et que la mer descend,
La plage désirée se remplit et s’étend ;
Un enfant que la mer et le bonheur inondent,
Jouit de cet éden dans le terrestre monde.

Je contemple un rocher à la fois loin et près,
Il fut là avant moi, il le sera après,
Il domine les flots, souverain et stoïque,
Sentinelle éternelle au bout de l’Atlantique.

L’infini est sur terre et la mer me l’a dit,
Je scrute l’horizon, lequel me le redit,
En voyant au lointain quelques bateaux à voile,
Je pense que leur port est peut-être une étoile .

Les pieds dans l’eau, je sens, après un bain d’azur,
L’onde qui se fait douce et l’air qui se fait pur,
Quand entre ciel et mer le ballet des mouettes,
Fait danser le joyeux marchand de cacahouètes ;

Je songe à Baudelaire, à Hugo et consorts,
Qui chantèrent la mer avec des mots en or,
Je reviendrai encor flâner sur ses rivages,
Jusqu’au bout de l’été, jusqu’au bout de mon âge.

© Jacky COURALET


Jacky Couralet (1953-aujourd'hui)
Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Jacky Couralet est un passionné de poésie. Eclectique, il écrit dans tous les registres : de la veine austère à la veine satirique, voire loufoque ! Il adore aussi le scrabble et a une approche ludique des activités cérébrales.
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La mer
Nérée BEAUCHEMIN

y

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s'est retirée,
Et son sanglot d'amour dans l'air du soir se meurt.


La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.


La mer aime le ciel : c'est pour mieux lui redire,
À l'écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d'ambre et de diamant.


Et la brise n'apporte à la terre jalouse,
Qu'un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L'âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.


© Nérée BEAUCHEMIN


Nérée Beauchemin (1850-1931)
Ecrivain et médecin québécois, Nérée Beauchemin publie son premier recueil Les floraisons matutinales en 1897. Il obtiendra plusieurs diplômes et prix de poésie et recevra en 1930 la médaille de l'Académie française.
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Le Monde de Poetika
Site & Revue numérique de poésie
N° ISSN : 2802-1797

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Chaque vague sait qu'elle est la mer. Ce qui la défait ne la dérange pas car ce qui la brise la recrée.
LAO TSEU


La mer est aussi profonde dans le calme que dans la tempête.
Johns DONNE


Pourquoi le spectacle de la mer est-il infiniment et si éternellement agréable ? Parce que la mer offre à la fois l'idée de l'immensité et du mouvement.
Charles BAUDELAIRE


Ce n'est pas la mer qui fait les vagues, c'est le vent.
Grégoire LACROIX


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